Transistors à l’hydrogel : la promesse d’une nouvelle génération d’implants cérébraux mous?
Des chercheurs viennent de développer des transistors à l’hydrogel dont la biocompatibilité a été démontrée sur des cellules vivantes de souris. Une étape importante vers la création d’implants électroniques cérébraux plus souples.
En médecine, les transistors permettent de mesurer l’activité cérébrale ou cardiaque. On en trouve notamment dans les implants cérébraux testés sur des patients cobayes atteints de maladies dégénératives, comme la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Ils permettent notamment à ceux qui ont perdu l’usage de la parole de communiquer par la pensée, grâce au décodage de leur activité neuronale. Mais ces implants connaissent des limites : faits de silicium, leur rigidité finit par enflammer les tissus mous des organes, et plus particulièrement du cerveau.
À l’émission Les années lumière, notre rédactrice en chef Chloé-Anne Touma explique comment des chercheurs de l’Université de Hong Kong ont peut-être trouver une piste de solution visant à régler ce problème. Le fruit de leur recherche a donné naissance à des transistors à l’hydrogel, qui pourraient engendrer une nouvelle génération d’implants électroniques souples, une avancée qui pourrait répondre au défi de biocompatibilité décrit par Benoît Gosselin, professeur en génie électrique à l’Université Laval, et spécialiste des implants électroniques et des interfaces cerveau-machine.
